18.11.2009
Peillon à Royal: "occupe-toi de tes régionales"
La bataille de chiffonniers n’en finit pas entre Ségolène Royal et son ex-lieutenant, Vincent Peillon. Répliquant à l’annonce de son débarquement, la veille au soir, du courant PS, ce dernier a réaffirmé mercredi qu’il restait «le leader de l’Espoir à gauche» et a invité la socialiste à s’«occuper de [ses] régionales» et de son association Désirs d’avenir.
«On ne peut pas virer les gens, surtout quand on se fait le chantre de la démocratie», a rappelé Peillon sur Europe 1. «Tout ça devient insupportable, il faut que cela cesse, c’est destructeur», a-t-il déploré faisant porter à Royal le chapeau de ce «spectacle délétère que nous impose une fois encore et malgré nous Mme Royal». «Il faut que ça cesse, je souhaite que Ségolène Royal arrête» et «si elle ne s’arrête pas je continuerai, nous irons au bout de cette affaire», a-t-il encore prévenu, pronostiquant un échec de l’ex-candidate à la présidentielle «comme elle a perdu tous les derniers votes». Si Royal «veut quitter la structure de l’Espoir à gauche, elle le peut […] elle l’a son courant, c’est Désir d’avenir qui est entièrement tourné autour d’une personne», a aussi conseillé l’eurodéputé à la présidente de la région Poitou-Charentes.
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16.11.2009
Vifs affrontements entre Ségolène ROYAL et Vincent PEILLON
Après une première réunion à Marseille en août dernier, M. Vincent PEILLON, député (PS) au parlement européen, organisait samedi, à Dijon, les "1ères rencontres du rassemblement” des “socialistes, écologistes et démocrates”, des communistes au MoDem, pour faire des propositions sur l’éducation. Ce rassemblement devait être l’esquisse d’un dialogue avec M. Robert HUE, ancien numéro un du Parti communiste français, Mme Marielle de SARNEZ et M. Jean-Luc BENNAHMIAS, vice-présidents du MoDem, ainsi que des Verts.
Mme Ségolène ROYAL, dont M. PEILLON fut proche, s’est invitée à la réunion et a voulu reprendre les rênes de son courant Espoir à gauche en tançant sévèrement M. PEILLON.
La venue de la présidente de Poitou-Charentes, restée quatre heures à ce rassemblement sur l’éducation, avait été désapprouvée la veille par l’organisateur. Il avait jugé “dommage de venir un peu perturber le sens de ce qu’on essaie de construire” et “qui est fragile”, puis déploré sur Europe 1 un “coup médiatique”. Après une arrivée souriante, Mme ROYAL a rencontré un temps l’eurodéputé, ce qui pouvait laisser penser à une réconciliation, a assisté au banquet républicain, est intervenue lors d’un atelier pour plaider la cause de son “chèque contraception” pour les lycéennes de sa région. Mais ensuite, lors d’un point presse, elle a vertement tancé M. PEILLON “Il a commis une faute politique et un "dérapage verbal qui ne doit pas se reproduire”, a lancé l’ancienne candidate à la présidentielle à l’adresse de celui qui s’est imposé comme le leader du courant, le premier du PS, qui l’a soutenue au congrès de Reims.
M. Vincent PEILLON n’a pas caché son agacement, estimant que “Mme ROYAL est venue faire à Dijon une conférence de presse”, parlant “de méthodes un peu déplacées et assez ridicules”.
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30.04.2009
1er mai : Royal fait faux-bond à Aubry en défilant à Niort
Ségolène Royal a fait faux bond à Martine Aubry en préférant défiler le 1er mai dans son département des Deux-Sèvres, alors que le PS espérait afficher l'image d'une direction unie à Paris lors de la Fête du travail. Le défilé du PS, prévu rue Soufflot (Ve arrondissement) que François Mitterrand avait remontée après sa victoire en 1981, devait sceller des retrouvailles publiques entre la patronne du PS et son ex-rivale. Mais la présidente de la région Poitou-Charentes a décidé de défiler à Niort (Deux-Sèvres), selon son entourage. La semaine dernière, le Parti socialiste avait annoncé qu'il manifesterait à Paris à l'occasion du 1er mai derrière sa "direction rassemblée" autour de sa première secrétaire Martine Aubry, de Ségolène Royal et de Bertrand Delanoë, pour son retour au grand défilé parisien depuis 2002 et les manifestations anti-Le Pen. Mais le PS réfute l'idée d'une nouvelle fausse note. Ainsi Mme Aubry a qualifié sur Europe1 de "très bonne chose" la présence de Mme Royal "dans sa région" : "tous les socialistes seront dans la rue. Pour moi, c'est ça l'unité du Parti socialiste". Benoît Hamon, porte-parole, interrogé par l'AFP, a minimisé l'absence de Mme Royal à Paris, estimant qu'il y aura "plein d'autres" occasions "pour les images d'unité". Selon un cadre du PS, l'ex-candidate à la présidentielle avait longtemps hésité: défiler dans sa région - ce qui se justifiait - ou à Paris pour ne pas laisser Martine Aubry avoir "seule la vedette". Le député fabiusien Claude Bartolone aurait "souhaité qu'on puisse offrir ce cadeau, cette image de rassemblement aux militants socialistes "qui ont vécu des moments difficiles ces derniers mois" La semaine dernière, Mme Royal avait souligné qu'elle participerait "bien volontiers" à des "actions communes" avec le PS. AFP 290409-20h05
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